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mercredi 17 août 2011

CROSSOVERS : A SECRET CHRONOLOGY OF THE WORLD, par Win Scott Eckert, 2 tomes, BLACK COAT PRESS, 2010

Critique parue dans l'édition papier de
SOLARIS #179, Été 2011, Québec.

http://www.revue-solaris.com/



Crossovers : a Secret Chronology of the World T1 et T2

par WIN SCOTT ECKERT

Encino, CA, États-Unis, Black Coat Press, 2010, 460 p. et 480 p.


Quand on aime un peu plus que de raison les livres, on aime les «fous» littéraires, comme on dit, ces gens étonnants qui savent nous enchanter en menant à bien des projets aussi insensés que passionnants. Les deux tomes de Crossovers signés par l’Américain Win Scott Eckert sont de ceux-là.

Sur plus de 900 pages serrées au total, cette paire de livres brochés grand format et abondamment illustrés dans le texte, organise un monde fictif comme seule la culture populaire sait en créer, celui de l’Univers des Crossovers, là où des centaines d’auteurs ont fait s’entrecroiser les destinés de héros du passé, du présent et de l’avenir, les situations qu’ils ont affrontées et les lieux qu’ils ont fréquentés.

Crossovers convoque tous les genres et supports, mystère, fantastique, SF, policier, aventure, roman historique, BD, cinéma, pulps, etc, pour tisser une Histoire Secrète du Pays de la Fiction (suivant l’expression de l’éditeur) partant de 6 millions d’années avant J. C. pour se terminer en l’an 802 701… Le tout avec les références bibliographiques adéquates, bien sûr. Une section spéciale en fin du second volume est même réservée à l’univers issu du Anno Dracula de Kim Newman. Dans ce déchaînement de chassés-croisés entre personnages de fiction, on remarquera la place très importante faite par Win Scott Eckert aux auteurs francophones et qui inscrit bien l’ouvrage dans la ligne éditoriale de Black Coat Press, la maison-mère de Rivière Blanche, qui consiste avant tout à promouvoir en langue anglaise les classiques de la littérature populaire francophone.

Auteur de plusieurs nouvelles traduites dans les volumes de la série Les compagnons de l’ombre proposée par Jean-Marc Lofficier chez Rivière Blanche, Win Scott Eckert a été, entre autres, le maître d’œuvre de Myths for the Modern Age : Philip José Farmer Wold Newton Universe (2005) et le co-auteur avec P. J. Farmer du roman The Evil in Pemberley House (2009). On peut dire qu’il baignait déjà donc depuis longtemps dans le sujet de ce Crossovers qui se révèle un régal et qu’on prend grand plaisir à feuilleter dans le désordre, souvent pour rester surpris face à la découverte de rencontres détaillées entre deux personnages dans des histoires peu connues et souvent «décoiffantes»…

Pour se procurer au Canada ce monument d’érudition (au prix fort abordable de 32,50 $CAN le volume) prenant comme un roman et excitant comme un cabinet de curiosités littéraires, une seule possibilité : Amazon.ca. Pour la France et l’Europe, passer par la page dédiée au livre sur le site de Rivière Blanche, www.riviereblanche.com/crossovers.htm .

RDN


samedi 28 mai 2011

LA BIBLIOTHÈQUE D'ATLANTIS : Nouvelles Inédites d'un Passé Mystérieux réunies par Richard D. Nolane (éd. de L'OEIL DU SPHINX)


Parution : Hiver 2011-2012
aux Éditions de
L'OEIL DU SPHINX


(Couverture : André Savéant)
Une anthologie inédite sur le thème des Civilisations Perdues et Fantastiques, des Anciens Astronautes et des Énigmes Fantastiques du Passé.
SOMMAIRE
- « Préface » par Richard D. Nolane.
- « Un soir à l’auberge » par Geneviève Béduneau - THULÉ
- « Autodestruction » par Piet Legay – VANUATU + ANCIENS ASTRONAUTES
- « Reflets d’un Ancien Monde » par Jess Kaan – ATLANTES et NAZIS
- « Celui qui peignait l’Atlantide » par Charles Moreau – ATLANTIDE
- « Pharos » par Jacky Ferjault – ALEXANDRIE
- « En des temps troublés » par Sylvain Vingert – ATLANTIDE
- « La grande bibliothèque » par Anne Rossi – MU
- « Un coup de grisou » par Didier Reboussin – CHRIST
- « Une barque en Cornouailles » par Marianne Gellon – AVALON
- « Les murailles de Nan Madol » par Jean-Paul Raymond – MU
- « Premier déluge » par Aurélie Luong – PIERRES D’ICA
- «La Terre est vraiment ronde» par J.M. Archaimbault – NOVOMAGIUS
- «Anges déchus par la vie» par Dominique Moles – ELOHIM + ANCIENS ASTRONAUTES
- «Sous le silence des pierres» par Tepthida Hay – ANGKOR
- «Les Revenants de l’Île de Pâques» par Robert Darvel – ILE DE PÂQUES
- «Le Champ des Morts» par Patrick Genevaux – GLOZEL


RDN

vendredi 17 septembre 2010

JACQUES BERGIER, UNE LÉGENDE... UN MYTHE chez L'Harmattan, sous la direction de Claudine Brelet

Excellente nouvelle ! Après bien des vicissitudes et des errances, l'ouvrage collectif tant attendu sur Jacques Bergier, auquel j'ai le plaisir de participer, vient enfin de paraître aux Éditions de L'Harmattan et grâce à la patience et au travail de Claudine Brelet. À ne pas manquer !

164 pages, format moyen, 15,50 Euros



Couverture de Marc-Antoine Lumia

Pour le commander, sauf à vouloir passer par votre libraire, aller sur la page concernée sur le site de L'Harmattan :
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31887

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
(À diffuser sans réserve...)

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Parution d'un livre intitulé Jacques Bergier. Une légende... un mythe aux éditions de l’Harmattan. .

Cet hommage collectif à Jacques BERGIER réunit les témoignages de vingt auteurs d'horizons différents. Dirigé par Claudine Brelet (anthropologue HDR, ancien membre du personnel de l'OMS, Senior Expert consultante auprès de l'UNESCO), ce livre paraît à l'occasion du 70ème anniversaire de l’entrée de Jacques Bergier dans la Résistance, du 60ème anniversaire de la création de l'Association des Écrivains Scientifiques de France (soutenue par l'UNESCO) avec ses amis François Le Lionnais et Louis de Broglie et du 50ème anniversaire de la parution du Matin des Magiciens, manifeste du réalisme fantastique d'où naquit la revue Planète en 1961 qui, traduite en une douzaine de langues, devint un véritable phénomène éditorial.


Le Matin des Magiciens,
toujours disponible en poche 50 ans après sa parution !


Jacques Bergier, né le 8 août 1912 à Odessa (Ukraine) et mort le 23 novembre 1978 à Paris d'une hémorragie cérébrale, est un ingénieur chimiste, alchimiste, espion, journaliste et écrivain de nationalité française et polonaise. Sa mémoire eidétique lui permit de maîtriser 14 langues modernes et anciennes, dont l’araméen, et de lire jusqu’à dix livres par jour. Sur sa carte de visite, il se présentait comme « Amateur d’insolite et scribe de miracles ». Il joua le rôle de L’Incollable dans un jeu télévisé de RTL. Ami de l’astronaute Edgar Mitchel (Mission Apollon 14 sur la Lune), Hergé l’immortalisa dans le personnage de Mik Ezdanitoff dans l’album de Tintin « Vol 714 ».

Salué dans la francophonie pour la grande diversité de ses connaissances et ses nombreux ouvrages, Jacques Bergier a largement contribué à la promotion, en France, de phénomènes ou de faits négligés par la science, notamment avec son livre Le Matin des magiciens, écrit en collaboration avec Louis Pauwels. . Après ses études à l’Ecole Supérieure de Chimie de Paris, Jacques Bergier découvre en 1936, avec le physicien atomiste André Helbronner, l’utilisation de l’eau lourde (que les nazis tenteront de s'approprier à l'état naturel en Norvège pour construire la bombe atomique – d’où la célèbre « bataille de lourde » conduite par les Alliés pour en détruire l’usine) pour le freinage des électrons et réalise la première synthèse d’un élément radioactif naturel, le polonium, à partir de bismuth et d’hydrogène lourd en volatilisant un filament de tungstène. Très vite, il développe un penchant pour l’alchimie (soutenu par la rencontre qu'il aurait eue avec Fulcanelli en juin 1937), et affirme au début des années 1950 avoir obtenu par transmutation alchimique du béryllium à partir de sodium.

. 70ème anniversaire de son entrée dans la Résistance Dès la signature de l’armistice en 1940 par Pétain pendant la Seconde Guerre Mondiale, Jacques Bergier entre dans la résistance (ses actions héroïques ont déjà commencé lors de ses voyages d'affaires dans l'Allemagne de 1935 où il distribue des tracts anti-nazi à la sortie de théâtres) au sein du "trio des ingénieurs", puis du Réseau Marco Polo mieux structuré à compter de décembre 1942 (faisant ainsi, en 1941, la connaissance de son futur grand ami François Le Lionnais -membre d'un autre groupe). Grâce à des renseignements fournis par un ingénieur russe travaillant sur place et transmis à Londres, son réseau est à l'origine du bombardement de la base d’expérimentation des V2 construits à Peenemünde. Le 18 août 1943 est lancée l’Opération Hydra: 598 bombardiers lourds détruisent l’usine de Peenemünde.


Édition anglaise de 1958 d'Agents secrets contre armes secrètes
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Le Ministère de l’Air britannique centralise ensuite les renseignements de divers réseaux français dont Marco-Polo, et l’Air Chief Marshall Sir Roderic Hill, commandant de la défense aérienne de Grande Bretagne et commandant en chef du Fighter Command de la RAF, procède le 5 décembre 1943 aux premiers bombardements de 21 sites de V1 sur le sol français, en détruisant 12 entièrement et 9 partiellement grâce au 8e Air Force. Bergier est alors - entre autres - chargé de gérer les rares postes émetteurs de Marco-Polo sur Lyon. Il y est arrêté le 23 novembre 1943 par la Gestapo et soumis à la torture à 44 reprises. Il est enfermé dans les camps nazis de Neue Bremme, puis Mauthausen, de mars 1944 à février 1945. Ce passé de résistance lui permet ultérieurement certains contacts directs avec Charles de Gaulle.
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Un film réalisé en RDA, Et l’Angleterre sera détruite (titre original : L’homme qui arrêta la foudre), évoquant l’action de Jacques Bergier grâce à qui fut détruite la base secrète de Peenemünde, fut présenté en 1969 au Festival de Cannes par le Lieutenant-colonel Rémy.
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L’agent secret
Après la guerre, Jacques Bergier aurait été capitaine de la DGER (Direction générale des études et recherches), au sein de laquelle il aurait dirigé la branche française du CIOS (Centre interarmée de contre-espionnage alliés). Il participe ainsi pendant la seconde moitié de 1945 à la MIST (Mission d'information scientifique et technique), dirigée par le capitaine Albert Mirlesse (ingénieur en mécanique, père fondateur du Normandie-Niemen) chef du 2e bureau de l'État-Major Général de l'Air -EMGA-, et rattachée au CIOS, pour des missions secrètes en Allemagne afin d’interroger des savants atomistes, et de trouver des armes secrètes dérivées de l’eau lourde.

Anthologie d'articles de JB et sur JB par Joseph Altairac,
Éditions L'Oeil du Sphinx, 2008


L’écrivain
En 1953, Jacques Bergier abandonne ses activités d’ingénieur-conseil chasseur de têtes scientifique pour se lancer dans l’écriture. Il compte déjà plusieurs écrivains parmi ses amis, dont Jean Bruce, Arthur C. Clarke et Ian Flemming. Ses nombreux ouvrages mêlent des éléments authentiquement scientifiques à d’autres relevant de la science-fiction et du fantastique. Il co-dirige plusieurs collection de Science-Fiction chez Albin Michel. On lui doit d’avoir fait connaître et traduit Lovecraft en France. Son œuvre compte près d’un cinquantaine d’ouvrages et d’innombrables articles dont « Applications des satellites : laboratoires de l’espace » et « Colonisation de la lune » parus en 1960 dans le numéro spécial de Science et Vie sur « L’Homme dans l’espace ».
Le futurologue
Jacques Bergier pensait que des civilisations disparues auraient pu exister avant la préhistoire et que des civilisations extra-terrestres, techniquement très avancées ou non, existaient dans l’univers. Les hypothèses des théories astrophysiques actuelles semblent le confirmer.
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Deux phrases de Jacques Bergier résument bien sa philosophie : « L’impossible, c’est ce qui n’a pas encore été fait » et : « Nous devons voir les choses anciennes avec des yeux neufs ».
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Le héros de la Seconde Guerre mondiale reste pour ceux qui ont apprécié son intelligence, son courage et sa grande bonté, « un éveilleur de conscience », comme le désigne l’éditeur Jean-Pierre de Monza.

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JACQUES BERGIER, UNE LÉGENDE… UN MYTHE.
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Livre d’hommages dirigés par Claudine Brelet,,.
Editions de l’Harmattan, Paris
l
Sommaire
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Hélène Renard, directrice de Canal Académie, la radio sur Internet qui donne la parole aux académiciens des cinq Académies de l’Institut de France : Préface.
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Nicole Bamberger, journaliste et auteur : Jacques Bergier, l’une des voix fortes du XXème siècle.


Timbre poste (légal) édité par
L'AAJB en 2008

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Claudine Brelet, anthropologue, écrivain, ancien membre du personnel de l’OMS, Senior expert consultante UNESCO, et Didier Paingris, Maître d’Arts martiaux et éducateur sportif : Jacques Bergier et l’Esprit de Résistance.
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Serge Caillet, historien de l’occultisme et des sociétés initiatiques, auteur : Jacques Bergier et l’alchimie.
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Patrick Clot, président-fondateur de l’Association des Amis de Jacques Bergier : Jacques Bergier, une brève histoire dans le temps.
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François Darnaudet, écrivain de fantastique et de policiers : Jacques Bergier et les mathématiques.
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Jean-Pierre Desthuilliers, ingénieur en aéronautique et poète : Jacques Bergier, “scifique” et scientifique.
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Georges H. Gallet, écrivain, journaliste scientifique et directeur de collections : Jacques Bergier et la science fiction.
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Jérôme Huck, ingénieur Sup. Aéronautique et scientifique : Jacques Bergier et l’innovation.
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Marc-Antoine Lumia, Infographiste : Jacques Bergier, cet homme très être ange.
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Janine Modlinger, professeur de Lettres, poète, ancienne secrétaire de Jacques Bergier : Jacques Bergier, un maître de vie.
,
Jean-Pierre de Monza, directeur des éditions de Monza : Jacques Bergier, un éveilleur de conscience.

Première biographie de JB par Charles Moreau,
Editions MNH/Anthropos, Québec, 2000


Charles Moreau, historien de la science-fiction : La science-fiction et la vision scientifique de Jacques Bergier.
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Richard D. Nolane, écrivain et scénariste de BD : Du « Matin des magiciens » à la légende.
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Marielle Pernin, co-directrice et co-fondatrice de la version francophone de la revue californienne CoEvolutiouin Quaterly : Jacques Bergier et la coévolution.
-
André Ruellan, écrivain de science-fiction, scénariste de Jean-Pierre Mocky et Alain Jessua : Promenade avec un scribe de miracles.
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Claude Seignolle, écrivain de fantastique, ethnographe et folkloriste : Petite Suite bergieresque.
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Claude Thomas, écrivain de fantastique et de science-fiction : Jacques Bergier dans la fiction.
,
Jacques Vallée, informaticien, astronome et romancier : Jacques Bergier et les soucoupes volantes.

Biographie de JB par Marc Saccardi,
Édition de L'Oeil du Sphinx, 2008.


RDN

jeudi 24 septembre 2009

DUMAREST en BD : Les Vents de Gath, L'AVENTURIER DES ÉTOILES T1, chez Soleil !


E. C. TUBB est décédé à l'âge de 91 ans à Londres le 11 septembre 2010...

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En librairie le 23 septembre 2009 !

Pour toute l'Amérique du Nord, hors Québec, disponible chez
Amazon Canada : www.amazon.ca

Large-size (23 cm / 32 cm) hardcover comic book with 46 p. in full colours.



DUMAREST - L’AVENTURIER DES ÉTOILES

Scénario : Richard D. Nolane
Dessin et couleurs : Chrys Millien
Couverture : Benjamin Carré

Dans cette Galaxie sauvage d’un futur lointain, plus personne ne se souvient de la Terre… Pour ceux qui connaissent encore ce nom, celui-ci n’évoque plus qu’une simple légende tournant autour de la naissance de l’Humanité.

Plus personne, sauf Earl Dumarest. Lui est sûr d’être né sur ce monde désolé et il va se mettre en tête de le retrouver coûte que coûte ! Mais il va aussi très vite s’apercevoir que sa quête dérange bien du monde qui n’aime pas l’être… À commencer par le Cyclan, l’Intelligence inhumaine qui est en train de s’infiltrer derrière les pouvoirs des innombrables planètes colonisées.

La mort devient alors une compagne fidèle de L’Aventurier des Étoiles dans cet univers dur et violent où pourtant rien ne semble être subitement plus dangereux que d’évoquer le simple nom de la Terre…

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La saga de Dumarest est un classique du Space-Opera anglo-saxon avec son héros parti à la recherche de la Terre et son fameux Cyclan dont la perfidie sans borne a peut-être inspiré en partie celle de Darth Vador (il est difficile d'imaginer que George Lucas n'ait pas connu cette série alors à son pic de célébrité…)...


(E. C. Tubb en 2001, photo P. Harbottle)

L’auteur, Edwin C. Tubb (né en 1919 et toujours fidèle au poste à 90 ans !), est un personnage de la SF britannique, avec un très grand nombre de romans et de nouvelles à son actif depuis le début des années 1950, dont le fameux Navire Étoile. E. C. Tubb est célèbre pour son talent de conteur d’aventures, et celles de Dumarest ont été traduites dans de nombreux pays.

Les 32 romans formant le premier Cycle de la saga sont parus entre 1967 et 1992. Ils ont été publiés en format poche en France par le groupe des Presses de la Cité associé à Gérard de Villiers, à mon instigation et sous ma direction et celle de Bianca von Heiroth et de Véronique Kerbrat. J'ai en outre traduit tous les romans à partir du #14. Un 33e roman, Child of Earth, est sorti en décembre 2008 aux Etats-Unis dans un tirage spécial et limité chez l'éditeur américain Homeworld Press. Une réédition intégrale sous forme de beaux volumes omnibus grand format est aussi en cours en Italie.

(Homeworld Press, USA, 2008)

Je suis donc, on s'en doute, particulièrement content d'avoir pu intéresser Mélanie Turpyn, la directrice de la collection «Cherche Futurs» et les éditions Soleil à lancer une adaptation BD et encore plus à en assurer moi-même la scénarisation...! En plus, travailler avec Philip Harbottle, agent et ami de longue date de E. C. Tubb, est un réel plaisir. Cette adaptation BD incorpore un prologue inédit sur l'évasion du jeune Dumarest de la Terre afin de ne plus être obligé de le rappeler par la suite comme c'est le cas dans dans chaque roman. Bien entendu, adaptation en 40 planches (46 moins les 6 du prologue...) veut forcément dire modifications de l'histoire originale pour la condenser ici et là mais l'ambiance et le scénario général du roman ont été conservés, qu'on se rassure !

Enfin, pour en savoir plus, se reporter au chapitre un peu consistant que j'ai rédigé sur E. C. Tubb et la saga de Dumarest pour l'excellent livre Space Opera ! de André-François Ruaud et Vivian Amalric paru au printemps 2009 aux Éditions des Moutons Électriques.

T1 : LES VENTS DE GATH

Sur Gath, cul-de-sac des lignes spatiales, on dit que les morts de toute la Galaxie peuvent venir parler aux vivants qui le désirent. Comme par exemple la Matriarche de Kund qui a pris le risque, comme tant d’autres dirigeants planétaires, de demander l’assistance d’un cyber, un conseiller déshumanisé du Cyclan.

Et c’est justement par la faute de la Matriarche que Dumarest se retrouve piégé sur Gath, devant affronter à mains nues le tueur monstrueux du richissime et dégénéré Prince d’Emmened de passage sur cette planète perdue, pour tenter de trouver l’argent nécessaire pour repartir.


(Première édition française, Nouvelles Éditions OPTA, coll. «Galaxie-bis» #40,
1975, couverture de Bilal)

Mais voilà, il y a aussi la belle Seena Toth qui va peut-être prendre le trône de Kund, il y a Dyne le cyber aux plans froids et tortueux qui semble manipuler la situation, ceci sans oublier cette Terre dont le souvenir hante Dumarest. Et ce ne sont pas les chuchotements des morts, alors que se mettent à souffler Les Vents de Gath, qui vont arranger la situation…

Les bonnes critiques s'accumulent sur le net :

RDN

dimanche 19 juillet 2009

UN TEXTE INÉDIT DE JIMMY GUIEU dans l'anthologie hommage chez RIVIERE BLANCHE !

Bonne nouvelle ! Suite à une redécouverte dans un tiroir métallique caché et débloqué par la manière forte dans mes archives, il y aura un texte inédit de Jimmy Guieu dans l'anthologie qui va lui être consacrée chez Rivière Blanche. Je pensais ce texte perdu à jamais alors qu'il se terrait bien protégé dans un classeur !
Le texte est de 1996. C'est une très longue lettre de 7 pages dactylographiées au texte serré (presque 20.000 signes) dans laquel Jimmy avait répondu à quelques questions que je lui avait posé sur ses souvenirs du début de l'ufologie. Pas de «révélations fracassantes» là-dedans mais un agréable texte à lire et qui renferme son petit lot d'informations sur une période désormais bien lointaine...

J'en profite pour rappeler que l'anthologie, si elle est déjà bien avancée, reste toujours ouverte à de nouvelles contributions. Je redonne le lien pour l'appel à textes :

À vos claviers !

RDN

mardi 16 juin 2009

Le SPACE OPERA avant STAR WARS : LE LIVRE !

En 21 chapitres auxquels s'ajoutent une préface de Gérard Klein et un avant-propos, André-François Ruaud et Vivian Amalric (secondés ici et là par quelques bons connaisseurs du genre) brossent un passionnant panorama du Space Opera avant l'irruption de Star Wars en 1977 qui allait modifier la donneet, surtout, faire découvrir ce pilier de la thèmatique SF à un immense public.

Mais s'il réserve des chapitres spécifiques au cinéma, aux serials, à Dan Dare, à Star Trek, au Docteur Who, aux comics strips et à la BD, c'est avant tout à la littérature qu'est dédié l'ouvrage.

On y trouve en effet des essais sur des acteurs majeurs comme Poul Anderson, Isaac Asimov, John Brunner, A. E. van Vogt, Hal Clement, James Blish, Nathalie Henneberg, Jack Williamson ou encore E. E. «Doc» Smith, mais aussi sur quelques uns de ces incontournables «petit maîtres» qui fournissent la véritable et solide texture du genre : E. C. Tubb, Eric Frank Russell, A. Bertram Chandler, James E. Gunn, Charles L. Harness, James H. Schmitz, Lloyd Biggle, Jr, Colin Kapp, Alexei Panshin, Louis Thirion ou Samuel R. Delany. Un chapitre sur le phénomène Perry Rhodan complète le tout.

Le livre ne se veut pas évidemment exhaustif mais se présente plutôt comme une invitation à retrouver ou à découvrir ces auteurs talentueux (dont les oeuvres sont disponibles en tout ou en partie en français...) au fil d'essais agréables à lire, bien informés et tous animés par la passion du connaisseur qui veut faire partager son plaisir. On est loin d'une compilation d'essais froids et académiques et s'il fallait définir ce livre en une formule, on pourrait dire qu'il est «le Grand Roman du Space Opera»...!

Et, pour le plus grand plaisir des yeux, Space Opera ! bénéficie d'une iconographie exceptionnelle de quelques 500 illustrations qui fait de lui un bel objet de bibliothèque auquel je suis plutôt fier d'avoir modestement participé en rédigeant le chapitre sur E. C. Tubb.


SPACE OPERA ! L'imaginaire spatial avant 1977
par André-François RUAUD & Vivian AMALRIC

avec la collaboration de J. M. Archaimbault, I. Ballester,
J.-D. Brèque, R. Colson, J. Gérard, C. Luce, R. D. Nolane,
E. Vonarburg et R. C. Wagner
Préface de Gérard Klein
Couverture de Sébastien Hayez

Les Moutons Électriques, coll. Bibliothèque des miroirs», 430 p., 28 Euros

Disponible en librairie où en vente directe chez l'éditeur via son site : http://www.moutons-electriques.fr/

RDN

samedi 28 mars 2009

DU NOUVEAU SUR B. R. BRUSS / ROGER BLONDEL / RENÉ BONNEFOY...

Charles Moreau poursuit ses enquêtes holmésiennes sur les faces cachées des écrivains populaires avec des révélations sur le passé d'un des meilleurs auteurs du Fleuve Noir «Anticipation» et «Angoisse», B. R. Bruss (connu également dans la littérature générale sous le nom de Roger Blondel) et de son vrai nom, René Bonnefoy.

Ce premier article, prélude à un travail d'envergure et destiné à prendre date dans un petit milieu où on s'attribue souvent le travail des autres, se trouve ici :


Un second article vient d'être ajouté :




On peut en profiter pour explorer le FANTASTIK BLOG ( http://fantastik2001.blogspot.com/) de Charles Moreau, plein de choses intéressantes sur Paul Kenny, Jacques Bergier et bien d'autres personnages qui nous tiennent à coeur...

On pourra aussi lire une des très rares interviews (restée longtemps inédite) de B. R. Bruss sur mon site LE MONDE DU FLEUVE (NOIR) (http://lemondedufleuvenoir.blogspot.com/) ici :

Qu'il soit bien clair en ce qui me concerne (et c'est un sentiment partagé aussi par Charles Moreau), que les quelques années d'errance politique de René Bonnefoy sanctionnées par une première condamnation à la sortie de la guerre totalement disproportionnée par rapport aux faits reprochés, n'enlèveront jamais quoi que ce soit à mon admiration pour lui en temps qu'écrivain...

RDN

lundi 2 février 2009

L'AUBE DU MAGICIEN JACQUES BERGIER... PREMIÈRE ÉPOQUE

Sous la direction éclairée de Joseph Altairac, voici un beau et gros livre au format Planète regroupant 118 articles et critiques de livres publiés par Jacques Bergier entre 1948 et 1960 (presque 300 pages sur deux colonnes...).
Cet ensemble est suivi par presque 100 pages d'annexes comportant des textes illustrant les polémiques ayant suivi la publication de La religion des géants de Denis Saurat et surtout celle du Matin des magiciens, plus deux longs essais de Jean-Luc Buard (sur les relations Bergier/Lovecraft/Weird Tales sur fond de naissance du «réalisme fantastique») et de Joseph Altairac (Bergier comme «catalyseur de l'imaginaire»).
De nombreuses illustrations en N&B enrichissent l'ouvrage. Un deuxième volume est déjà en préparation.


Les textes de Jacques Bergier, dont la plupart se dégustent encore aujourd'hui comme du petit lait pour l'imagination, proviennent de revues (Fiction, Satellite, Ailleurs, La Tour Saint-Jacques, Les Lettres Française et Monde nouveau-Paru) ou de préfaces/postfaces pour la collection de poche des années 1950, «La Bibliothèque Mondiale» (où tout était prétexte à Jacques Bergier pour tirer la couverture vers ses sujets de prédilection...). Nombre de ces textes étaient jusque-là quasiment introuvables et les plus faciles à se procurer nécessitaient quand même de posséder d'anciennes revues de SF des années 1950...

La genèse du Matin des magiciens se trouve dans ces pages mais aussi celle de la notion de «réalisme fantastique» par laquelle Jacques Bergier reliait l'imaginaire, le fantastique et la réalité pour en tirer une vision personnelle et inédite du monde. La vision qui allait servir de colonne vertébrale au Matin des magiciens, auquel Jacques Bergier a vraiment fourni son «carburant intellectuel» qui fut mis en valeur par la plume enthousiaste de Louis Pauwels.

Un livre superbe et passionnant.

L'AUBE DU MAGICIEN VOL. 1
Jacques Bergier (avec des textes de J. Altairac et J.L Buard)
Anthologie composée par Joseph Altairac
Préface d'André Ruellan
Éditions de L'Oeil du Sphinx, 2008, 392 p. 25 Euros (+ port)


Pour commander : www.atelier-empreinte.fr, catégorie «Oeil du Sphinx».


RDN

samedi 24 janvier 2009

JACQUES BERGIER : une biographie par Marc Saccardi (Éd. de l'Oeil du Sphinx)

Le Jacques Bergier, résistant et scribe des miracles de Charles Moreau (publié à mon instigation en 2002 au Québec aux Éditions MNH/Anthropos) était resté jusqu'à aujourd'hui la seule et unique biographie de notre pourtant illustre personnage. Pour le bonheur du lecteur «bergierophile», L'Oeil du Sphinx vient d'entâmer une série de publications dont la première est une autre biographie de Jacques Bergier (tirée d'un travail universitaire soutenu à l'Université de Jussieu en 1991) signée Marc Saccardi ; Amateur d'insolite et scribe de miracles : Jacques Bergier (1912-1978).

La biographie proprement dite ne tient que la moitié du livre, en texte plutôt serré (ce qui compense...), agréable à lire et, comme l'ensemble de l'ouvrage, bien illustré par des documents souvent peu ou très peu connus. Si elle n'apporte pas de «révélations» au lecteur un peu spécialisé, elle constitue une excellente façon de découvrir un peu plus en profondeur le co-auteur le plus mythique du Matin des Magiciens.

Le reproche qu'on peut faire à Marc Saccardi est d'expédier à toute vitesse l'influence essentielle de Jacques Bergier dans le monde éditorial de la SF en France entre les années 1950 et 1970. Mais comme c'est un des points les plus développés dans le livre de Charles Moreau (lui aussi trop court, mais pour des raisons de format imposé par l'éditeur...), on peut dire que les deux auteurs sont complémentaires. D'autant plus que Marc Saccardi apporte, lui, plus d'informations sur la dernière partie de la vie de Jacques Bergier, pour simplifier celle ayant suivi la publication du Matin des magiciens. Par contre, on attend toujours que quelqu'un s'occupe de disséquer la collaboration étroite et prolifique qui a existé pendant presque 10 ans entre Jacques Bergier, Georges H. Gallet et les Éditions Albin Michel...

Les importantes annexes du livre de Marc Saccardi, occupant toute la seconde moitié de l'ouvrage, présentent bien des choses passionnantes, à commencer par un fac-simile du fameux et caustique chapitre de l'autobiographie de Jacques Bergier (Je ne suis pas une légende) concernant la revue Planète, supprimé au dernier moment pour des raisons «diplomatiques» et resté jusque-là inédit. Fort intéressantes également, les quelques 30 pages de reproductions de divers projets de livres restés inédits ou parus modifiés, notamment chez J'Ai Lu «Aventure Mystérieuse», et datant des années 1960 et 1970. Plus que dans le texte biographique, c'est dans cette seconde moitié du livre que se trouvent les véritables pépites en matière d'informations sur la foisonnante activité littéraire de Jacques Bergier.

On l'aura donc compris : une lecture qui s'impose !


Marc Saccardi
Amateur d'insolite et Scribe de miracles : JACQUES BERGIER (1912-1978)
Éditions L'Oeil du Sphinx
«La Bibliothèque d'Abdul Alhazred» #9
Couverture originale de J. M. Nicollet
2008, 188 p., format 14/22,5 cm, 20 Euros

Pour une commande à destination de la France ainsi que du reste du système solaire, et avec tous les moyens électroniques modernes et dans les meilleurs délais :

http://www.atelier-empreinte.fr , catégorie «Oeil du Sphinx»


RDN

mercredi 21 janvier 2009

AGATHA CHRISTIE, VOYAGEUSE DU TEMPS...

Après la réédition revue, corrigée et en un seul tome du classique de la SF française moderne que sont Les goulags mous de Jacques Mondoloni (dont il est question ailleurs sur ce blog) les éditions MELIS ajoutent à leur catalogue SF déjà fourni un roman sortant des sentiers battus : Crimes temporels de Paul Carta. Tout comme Les goulags mous, on a droit ici à un livre grand format de belle tenue et avec une couverture réussie signée Manchu.

Paul Carta, enseignant de son état, n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà publié chez le même éditeur deux romans de SF, L'artefact sicilien (2001) et les 2 tomes de Gens una sumus (2002, devenu L'Échiquier des Étoiles en 2006 en 1 vol revu), d'un roman de Fantasy, Petit Dieu (2004, en 2 tomes) et d'un conte de Noël pour enfants, La planète du Père Noël (2006). L'artefact sicilien avait connu une première édition en... Sicile en 1993 alors que l'auteur était coopérant dans l'île !

L'idée de base de Crimes temporels est que lors de sa disparition durant 10 jours en décembre 1926 (dont on ne sait d'ailleurs toujours pas le fin mot), Agatha Christie a urait été en fait enlevée par une sorte de navette temporelle ressemblant fort à un «ancien ovni» pour venir enquêter sur un mystérieux crime commis dans une station lunaire en 2398 !

Dans la société de ce futur l'humanité ne réside plus que sur Mars et sur la lune suite à la destruction de la population terrienne par un vortex spatial. Mais si Mars a gardé les bonnes vieilles habitudes de comportement humaines, toute violence a été éradiquée sur la lune par des moyens high-tech et personne ne comprend comment un voyageur martien a pu être sauvagement assassiné dans la station temporelle Renaissance et personne ne sait comment mener une enquête qui presse pour des raisons politiques. D'où l'idée de faire venir du XXe siècle la célèbre auteure de romans policiers pour justifier le premier essai de translation temporel d'un être humain dans le sens «passé-présent»...

Le roman est adroitement construit, non dénué d'humour, très agréable à lire et devrait ravir les amateurs d'Agatha Christie. C'est à la fois un jeu littéraire mais aussi un vrai detective novel avec toutes les règles de l'époque et où la sagacité du lecteur est sollicitée dès le début de l'histoire. Honnêtement, on commence à se douter de l'identité de l'assassin une cinquantaine de pages avant la fin (toutefois le livre est épais, donc...) mais l'auteur a une petite surprise en réserve pour les dernières pages...

Quand la SF fréquente le roman policier, c'est souvent dans un style «Série Noire». Ici, on se retrouve plutôt, sur le plan littéraire, dans un registre proche de celui des apocryphes holmésiens mâtinés de SF. Le lecteur est là pour se régaler pendant quelques bonnes heures de lecture en suivant dans une base lunaire étriquée et oppressante une Agatha Christie stressée d'être soudain obligée à jouer les vrais détectives dans un monde qui lui est totalement étranger, mais une Agatha Christie plus vivante que nature.


Paul Carta
Crimes Temporels
Éditions MÉLIS, Collection «Science-Fiction»
Couverture de Manchu, 413 p. 2008, 22 Euros.

ISBN 978-2-35210-033-1

Email des éditions Mélis : melis.editions@wanadoo.fr (il serait vraiment temps que les éditions Mélis songent à avoir un site internet...)


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jeudi 9 octobre 2008

UN TIMBRE À L'EFFIGIE DE JACQUES BERGIER

Pour les philatélistes mais surtout tous ceux qui s'intéressent à Jacques Bergier, je signale que l'Association des Amis de Jacques Bergier (site :http://www.jacquesbergier.com/Page01.htm) a fait éditer pour commémorer le 30eme anniversaire de la mort de celui-ci des timbres à son effigie réalisés par l'intermédiaire du site internet spécialisé de La Poste pour les timbres à la demande mais ayant cours comme un timbre standard pour les lettres de 20 gr. maximum pour la France.


Ce sont donc de «vrais» timbres reconnus officiellement. La représentation de Jacques Bergier est à partir d'un dessin original de Marc-Antoine Lumia.

Le tirage principal représente Jacques Bergier sur un fond bleu mais il existe des exemplaires tirés au début de l'opération mais sur fond rouge. Donc pour l'instant des sortes de «collector's», quoi...

Patrick Clot, qui préside l'association et qui est à l'origine de cette belle idée, indique que les timbres sont disponibles au prix suivant :

27.5 € pour la planche de 30 timbres. plus 1.00 de frais de port. soit 28.5 € pour la France.

1, 30 € le timbre, port compris

Mais idéalement se serait mieux par planche car les timbres sont mis bout à bout, ce qui rend leur séparation un peu délicate si on ne veut pas abîmer les dents.

Pour contacter Patrick Clot en vue de commandes ou de plus amples renseignements, c'est à cette adresse email :

pclot@bluewin.ch


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mardi 26 février 2008

LES VOYAGES DE POUL ANDERSON

L'Américain Poul Anderson (1926-2001), un des écrivains les plus primés de la SF mondiale, «monstre sacré» du genre dans les pays anglo-saxons, a longtemps déplu aux «bien-pensants» de gauche de la SF hexagonale. Ce n’est que depuis ces toutes dernières années qu’on assiste enfin à son retour chez les éditeurs français avec des rééditions mais aussi des inédits comme les textes encore non-traduits du cycle de La Patrouille du Temps.

Jean-Daniel Brèque était le plus qualifié qui soit pour écrire Orphée aux Étoiles : les voyages de Poul Anderson, lui qui a ausculté, autopsié, traduit et suivi pas à pas l’œuvre de l’auteur depuis des décennies.

Le résultat est à la hauteur des espérances puisque voici un ouvrage de référence précis qui mêle habilement la biographie et l’étude littéraire tout en offrant une complète bibliographie en volumes (30 pages...) en fin de livre.

Avec finesse, Jean-Daniel Brèque montre l’évolution de Poul Anderson au travers de plus de 50 ans de carrière et comment il a presque créé à lui tout seul le genre mêlant Fantasy, Mythologie nordique et Histoire.

La tragédie et la lutte contre l’entropie qui frappe aussi bien l’être humain solitaire que la plus grande des civilisations font partie intégrante de l’œuvre de Poul Anderson, tout comme le souci constant de vraisemblance scientifique (y compris pour l’Histoire en temps que science humaine) et de qualité littéraire. Dans son impressionnante variété, l’œuvre andersonnienne touche souvent au fameux sans jamais sombrer dans la médiocrité, même dans les textes secondaires qui apparaissent inévitablement ici et là dans un tel flot littéraire.

Jusqu’à maintenant, il n’existait qu’un seul ouvrage critique sur Anderson, Against Time’s Arrow de Sandra Miesel, paru en 1978 aux USA et donc fatalement incomplet en dépit de ses qualités. Orphée aux Étoiles, qui couvre lui la totalité de l’œuvre de l’auteur tout en étant particulièrement agréable à lire, vient donc réellement combler une lacune à l’échelle mondiale !

ORPHÉE AUX ETOILES : LES VOYAGES DE POUL ANDERSON
par Jean-Daniel Brèque
Ed. Les Moutons Électriques, 175 p., 2008, 20 Euros

(La couverture présentée ici n'est pas celle de l'édition brochée vendue en librairie mais celle d'un tirage spécial hors commerce de 30 ex. numérotés, reliés et avec jaquette...)

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lundi 25 février 2008

DICTIONNAIRE DU ROMAN POPULAIRE FRANCOPHONE

Un voyage de 500 pages grand format dans l'univers méconnu du Roman Populaire sous toutes ses formes (Aventures, SF, Mystère, Fantastique, Policier, Espionnage, Sentimental, etc.), tel qu'il divertit les lecteurs depuis bientôt deux siècles.
Un voyage en 500 entrées présentant auteurs mais aussi séries, collections, personnages, illustrateurs, etc.
Une mine de renseignements qu'on peut aussi déguster au fil des pages, en quête de données précises ou d'anecdotes, mais aussi tout simplement pour le plaisir de la lecture. Ajoutons à cela un beau cahier iconographique hors texte et en couleurs de 22 pages au coeur de l'ouvrage et qui est un régal pour les yeux.
Plusieurs dizaines de connaisseurs ont prêté leur plume pour la rédaction des entrées, parmi lesquels des spécialistes bien connus comme Charles Moreau, Jacques Baudou, Paul Bleton, François Ducos, Thierry Chevrier, Marc Madouraud, Jean-Luc Buard, Norbert Spehner, Pierre Turpin, Paul Maugendre et bien d'autres.
Incontournable pour l'amateur de littérateur populaire.

Sous la direction de Daniel Compère
Préface de Pascal Ory
Nouveau Monde Éditions, 2007, 500 pages, couverture cartonnée couleurs, 39 Euros

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samedi 17 novembre 2007

PIERRE K. REY EST MORT

Pierre K. Rey, Pierre Jouvert de son vrai nom, est mort à 60 ans le soir du vendredi 16 novembre 2007 dans le hall d'entrée de mon immeuble à Montréal, au Québec. Un infarctus «massif», suivant le terme du médecin, a eu raison de cet ami que je connaissais depuis 32 ans et que, après une séparation géographique au cours des années 1990, j'avais retrouvé par les hasards de la vie à Montréal en 1999. Depuis nous étions voisins dans l'agréable quartier de Côte-des-Neiges.

Alors qu'il avait été un des meilleurs anthologistes de la SF en France doublé d'un traducteur de talent, suite à des problèmes personnels et de santé et à quelques petites trahisons de trop dans le petit milieu de l'édition spécialisée, Pierre avait décidé de se détacher de la SF en 2001 (au point de ne plus lire le moindre livre !) pour se consacrer uniquement à l'informatique et se replonger dans sa vieille passion pour le cinéma.

En attendant mieux, on trouvera ci-joint le texte (revu pour la malheureuse occasion...) de la fiche qu'on m'avait demandé sur lui pour le Dico de la SF de J. Goimard et Co. chez l'Atalante avant qu'une «restructuration» ne l'en fasse scandaleusement exclure par les rédacteurs. Pierre n'a jamais eu connaissance de cette ultime trahison que je n'avais pas encore eu le courage de lui avouer. J'espère que d'où il se trouve désormais, il voudra bien me pardonner...


REY, PIERRE K. Pseudonyme de Pierre Jouvert (Alès, Gard, 29 janvier 1947 – Montréal, Québec, 16 novembre 2007). Anthologiste, traducteur, critique et directeur de collection français installé depuis 1989 au Québec. Il débute en 1974 dans Horizons du Fantastique puis participe à la rédaction de Spirale et à Thriller avant d’entrer à Fiction au tout début des années 1980. Il est rédacteur en chef adjoint de Galaxies de 1996 à 2001. En France, il a travaillé dans le service informatique d’une banque puis, en amateur averti de cinéma, co-dirigé des salles d’art et essai.
Spécialiste de la SF anglo-saxonne moderne, Pierre K. Rey voit en elle un excitant miroir révélateur du monde d’aujourd’hui. Dès 1981, il publie avec Pascal J. Thomas un essai précurseur sur le sujet,
La nouvelle SF américaine. L’année suivante, c’est L’Amérique aux fantasmes, sa première anthologie qui parait sous la forme d’un numéro spécial de Fiction. Treize autres suivront en huit ans, dans la coll. «Science & Fiction» qu’il dirige aux Ed. Londreys (ADN, Société Anonyme, 1986 ; Images de la Troisième Guerre Mondiale, 1986 ; L’assassin habite au XXIeme siècle, 1987 ; Tropique des étoiles, 1987) ainsi que chez d’autres éditeurs (La femme infinie, 1983 ; Le Livre d’Or d’Orbit, 1983 ; Le Livre d’Or de James Tiptree, 1986 ; Pavane au fil du temps de R. Silverberg, 1989 ; Univers, 5 vol. de 1986 à 1990).
Pierre K. Rey, reconnu pour la rigueur de ses sélections de textes et de ses articles critiques, avait regrettablement cessé toute activité littéraire depuis 2001.


La fiche de Pierre K. Rey sur Wikipedia se trouve ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_K._Rey


Salut l'ami, tu nous manques déjà cruellement.


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jeudi 16 août 2007

ENEMY BEYOND PLUTO de JEAN-GASTON VANDEL

Les Fleuve Noir «Anticipation» à avoir été traduits en anglais ne sont pas légion. Tous l’ont été aux USA, sauf un, en fait le tout premier, qui est paru, lui, en Angleterre en 1954 chez Hector Kelly à Londres, un de ces «mushroom publishers» (éditeurs poussant ici et là à la vitesse des champignons pour mourir tout aussi vite…). Ce précurseur, puisque aucun autre «Anticipation» ne paraîtra ensuite en anglais avant les années 1970, c’est Enemy Beyond Pluto, traduction d’Attentat Cosmique de Jean-Gaston Vandel («Anticipation» 21, 1953).

L’édition Hector Kelly, reliée avec jaquette est quasiment introuvable avec ladite jaquette. Mais il existe une autre édition, cette fois brochée format poche, parue sous le label mystérieux d’Evergreen Books et qui ressemble fort à une remise en vente à bas prix (sans date mais certainement du milieu des années 1950) de l’intérieur des invendus de la première.

Les renseignements sur Hector Kelly et Evergreen Books étant quasiment inexistants et le livre n’étant même pas répertorié à la British Library (ceci sans parler du silence qui règne à son sujet sur Internet…), la seule chose qui semble certaine est qu’il constitue la plus rare au monde des éditions de Jean-Gaston Vandel et une authentique pièce de collection dans ses deux éditions. Je n’ai jamais vu celle de Hector Kelly mais ayant mis la main sur celle d’Evergreen Books, il m’a semblé intéressant de la signaler aux amateurs du Fleuve Noir «Anticipation».

Je reste évidemment preneur pour tout renseignement complémentaire sur ces deux éditions pour le rajouter à cette entrée.

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mardi 24 avril 2007

A. BERTRAM CHANDLER, TRAHI DE L'ANGLAIS PAR...

J'étais tout content de voir qu'enfin quelqu'un s'était décidé à traduire en français un roman de A. Bertram Chandler (1912-1984), ce grand oublié chez nous du Space Opera classique que j'ai eu le plaisir de rencontrer une fois en Angleterre voici presque 30 ans (on ne doit pas être beaucoup à avoir un exemplaire de Rendez-vous sur un monde perdu en «Anticipation» dédicacé par l'auteur...). Souvenons-nous aussi que Francis Carsac lui avait rendu hommage avec son excellente nouvelle «Le dieu qui vient avec le vent» dans Fiction #222, en 1972.

Mais Chandler n'avait pas eu trop de chance jusque-là chez nous puisque la traduction de Rendez-vous... n'était pas terrible et que son seul autre roman à avoir été publié en français, Le long détour (Albin Michel, 1980) était la suite directe d'un volume resté lui inédit !

Aussi quand j'ai vu que Les Moutons Électriques, réputés pour leur sérieux, nous proposaient un inédit de la saga de John Grimes, je me suis dit que la malédiction était enfin levée et, bien qu'ayant déjà le livre en anglais, j'ai immédiatement investi 13 Euros dans l'affaire pour soutenir cette initiative...

J'aurais mieux fait de les garder... Car dès la première page, j'ai découvert avec horreur que la «traduction» de Sylvain Berthet était tout simplement un scandale ! On en vient même à se demander par moment si elle n'aurait pas été faite par un ordinateur... Le roman est réduit à néant, le texte étant en plus écrit dans un style lourdingue et dans un français souvent approximatif, et, surtout dans son premier tiers, constellé de fautes d'orthographe et de coquilles. C'est un texte non-relu qui est parti chez l'imprimeur, ça crève les yeux.

Il ne reste plus aux Moutons Électriques qu'à mettre au plus vite sur le marché une nouvelle version revue et cette fois corrigée s'ils ne veulent pas que la carrière de John Grimes s'arrête là chez eux, faute de lecteurs.

Pendant qu'ils y sont, ils pourront aussi en profiter pour améliorer la couverture en y mettant le nom de l'auteur avec d'autres caractères que ceux, microscopiques, utilisés ici et qui donnent l'impression qu'on l'a rajouté ce nom au dernier moment à la machine à écrire sur la maquette...

Il n'y a pas à dire, quand le Mouton Électrique disjoncte, il ne fait pas dans le détail et ça devient... dickien dans la déglingue.

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lundi 27 novembre 2006

Quand MICHEL JEURY était traduit aux USA...


En 1974 paraissait dans la déjà fameuse collection «Ailleurs & Demain» dirigée par Gérard Klein chez Robert Laffont Le Temps Incertain, le livre d'un faux débutant dans la SF nommé Michel Jeury, qui avait déjà publié des années plus tôt et sous le pseudonyme d'Albert Higon deux romans de SF au «Rayon Fantastique». Je m'en souviens encore, à la Convention européenne de Grenoble cette année-là, Jeury était LA vedette, même si cette soudaine notoriété semblait par moment le mettre un peu mal à l'aise.



Brillant traitement du thème du voyage temporel (à défaut d'être toujours compréhensible par le lecteur moyen...) Le Temps Incertain est l'un des livres majeurs de la SF française des années 1970, elle qui en compta si peu à cette époque où certains tentèrent trop longtemps de faire croire qu'un engagement politique à l'extrême-gauche plus dix joints grillés par jour pouvaient faire office de talent littéraire. Depuis, l'histoire a tranché ; Jeury est resté au panthéon de la SF (qu'il a désertée depuis les années 1990 pour les terres financièrement plus rentables du roman historico-familial et du «terroir»), nos gauchistes hystériques ont disparu de la circulation et la SF française a mis 15 ans pour retrouver une crédibilité auprès des lecteurs...



Ce qu'on sait moins, c'est que Le Temps Incertain a été publié sous le titre de Chronolysis aux USA en 1980 chez Macmillan, traduit par Maxim Jakubowski, préfacé par Theodore Sturgeon (oui !) et dans une édition cartonnée avec jaquette reproduite ici. Et si je rappelle cette performance éditoriale, c'est à la fois parce que je viens de trouver le livre aujourd'hui dans un magasin de l'Armée du Salut à Montréal et parce que je me suis dit que c'était aussi une pièce à verser au débat ouvert par l'incontournable site ActuSF (http://www.actusf.com/php/modify.php?articleID=4641) sur les problèmes qu'ont les auteurs français à se faire traduire en anglais...



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